Si vous avez manqué :
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CD "Résumé 2001"

1. En intro, Dr Xepe est encore au bar...
2. Dr Xepe (Bernard & Jean-Marie Maïquez) : ouverture
3. Power trio & Jean Wolf Rosanis : concerto pour violon (final) - création mondiale
4. Power trio (Bataillard, Brandi, Everart) : sans titre, d'après l'espérance de Nabe
5. Cielago (Joëlle Vinciarelli & Yannick Dauby) : berceuse rorogwela
6. Cielago (Joëlle Vinciarelli & Yannick Dauby) : lament
7. Louis Pastorelli : électro-nissa solo (extrait)
8. Yannick Dauby & Christophe Havard : improvisation aux laptops (extrait)
9. Julien Ottavi & Domenico Sciajno : improvisation aux laptops (extrait)
10. ...en bonus, Pasto souhaite longue vie au FestivalManké

Durée totale : 66 minutes. Enregistrements numériques réalisés en direct sans aucun mixage ni traitement, lors de la deuxième édition du FestivalManké les 8, 10, 15 et 17 novembre 2001, par F. L'Epée (sauf 8-9, par Y. Dauby); matriciage, maquettage et gravage : les insupportables.

Et merci d'écouter !

Les Insupportables vous ont présenté le

EncoreManké 2001
Festival parallèle de musique contemporaine

"L'Anis Etoilé"

> jeudi 8 novembre 2001
Dr Xepe (London / Nice) : Bernard & Jean-Marie Maïquez, samples et divers

Expérience improvisée à géométrie variable pour instruments multiples et dispositif électronique Live. Bernard et Jean-Marie Maïquez ("Phluide", "Bifidus Acidofilus and other Beneficial Cultures", "Total", etc.), spécialistes universels en pollution sonore (programmation rythmique, samples, mobylettes, trombone, harmonica, clavier, etc.) s'écartent des rivages incertains de la techno ambient euro-pakistanaise pour se livrer à une large improvisation à base d'échantillonnages et de surprises, sous le haut patronage du fantôme de Jimi Hendrix.

> samedi 10 novembre 2001
Guignol's band : Marcel Bataillard, Frédérik Brandi & Kristof Everart (Power trio) ; Création mondiale du premier "Concerto pour violon et Power trio" (violon solo : Jean Wolf Rosanis) ; Avec également la participation virtuelle du maestro Guy Reyes (guitare). Soirée parrainée par l'A.A.O.J. (Association for Adult Oriented Jazz)

Inauguré à Roquefort-les-Pins en mai, interdit à Art Jonction à Nice en juin, présent aux funérailles de la Nouvelle-Ecole-de-Nice à Aspremont en juillet 1998, réapparu à Carros l'année suivante, révélé au FestivalManké en novembre 2000, plus tard annulé au marché ou refusé en prison, le Power trio est la formation strictement musicale issue de Guignol's band. Cet ensemble à la composition immuable (onduleur analogique, batterie acoustique, trombone ténor) s'est donné pour mission de célébrer les noces de la violence et de la liberté, car la musique fait mal. Le style Free-Jazz-New-New-Orleans du Power trio, sa méthode d'improvisation absolue et le caractère parfois insupportable de ses performances en font un voyage au centre du monde, là où les bêtes noires sont torturées par Lucifer. Special thanks to Albert Ayler, Albert Camus, Duke Ellington, Andrea Mantegna, Motörhead, Marc-Edouard Nabe, Pascal Quignard, Giacinto Scelsi, André Suarès & John Zorn. Des créations avec deux prestigieux invités d'un soir, pour découvrir "un bruit incompréhensible et qui rabâche, un bruit dont on ne sait pas s'il est querelle ou tambourinement, halètements ou coups"...

> jeudi 15 novembre 2001
Première partie : Cielago : Joëlle Vinciarelli & Yannick Dauby, voix, instruments, electronics
Musique naïvélectronique, nacousmative, acousnaïve ? Essentiellement des ritournelles. Et aussi quelques moments d'attente, de suspension sonore. Joëlle Vinciarelli est artiste-peintre, chanteuse et instrumentiste, ou plutôt une multi-instrumentiste comptant la voix parmi ses instruments. Co-fondatrice du groupe Not To Be (remarqué au festival Manca 1994) avec lequel elle a inventé le concept de musique naïve, on l'a entendue ensuite dans divers contextes (Groupement de Libres Improvisateurs, duo avec Benoît Gsell). Yannick Dauby, compositeur et ethnomusicologue adepte de l'électroacoustique et de l'informatique en musique, est au centre d'aventures comme Kalerne, L'Atelier des Chimères et Le Silence des Sirènes (création d'environnements sonores, productions discographiques atypiques, etc.).

Deuxième partie : Louis Pastorelli, voix et électronique (solo)
Protagoniste du collectif "Nux Vomica", Louis Pastorelli est un héraut du renouveau niçois dans les musiques actuelles. Pas de confusion cependant : loin de son étiquette de peintre ragga occitan, il proposait pour le FestivalManké 2001 une expérience totalement nouvelle. Concert en solitaire utilisant la voix et les traitements électroniques, cette performance inédite tendance "électro-Nice" a eu le mérite de passablement énerver les tenants de bien des chapelles, déroutés par l'archéo-futurisme joyeux de Louis le timide.


> samedi 17 novembre 2001
Première partie : Christophe Havard & Yannick Dauby (Nantes / La Colle sur Loup), laptop
Deuxième partie : Julien Ottavi & Domenico Sciajno (Nantes / Palermo), laptop

Double concert de clôture pour la soirée la plus branchée du festival 2001, évidemment, puisqu'on y fabriquait la musique avec les fameux laptop, ces ordinateurs placés sur le dessus (top) des cuisses (lap). Deux duos inédits, savants mélanges issus de formations lointaines (essentiellement Contraction, de Nantes, et Right After, de Sicile) se sont succédés sur la petite scène du BDO. En première partie, une improvisation électronique minimaliste, avec d'infimes variations de sons tenus, de textures et de cliquetis ; en deuxième partie, un authentique chaos bruitiste, une foule de sons électriques et furieux qui s'entremêlent, s'entrechoquent et s'électrochoquent. Voilà peut-être de quoi assurer l'avènement de la musique électronique dans le nouveau siècle.